A 153 km des côtes cayennaises…
Pour l'heure il n'est qu'à 3 000 mètres de profondeur, mais le tube qui doit déterminer si oui ou non il y a du pétrole au large de nos côtes doit quasiment aller à 6 000 mètres.
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Le forage est réalisé depuis cette salle de contrôle par informatique

C'est un mastodonte de 57 tonnes, qui semble perdu en pleine mer. Une structure flottante, mais qui reste en position grâce à des machines sophistiquées et une équipe en permanence sur le qui-vive. Bienvenue sur l'Ensco 8503, la première plate-forme d'exploration pétrolière au large de la Guyane. À 153 kilomètres, précisément, de nos côtes. Partie il y a un peu plus de 200 jours de Singapour, la plate-forme a commencé son travail de forage le mois dernier. Pour l'atteindre, le moyen le plus simple demeure l'hélicoptère. Une fois posé sur la structure, on ne peut s'empêcher d'être impressionné par l'immense machine dont le fonctionnement semble bien huilé. Aujourd'hui, les équipes en place ont déjà foré jusqu'à 3 000 mètres sous le fond marin. S'il y a du pétrole, cela ne sera vérifié qu'à une distance de plus de 5 600 mètres de profondeur.
Source : France Guyane
Le Parlement européen a décidé au début du mois, d'ajouter une cinquantaine de noms sur la liste des produits qui pourront bénéficier d'une exonération de la taxe de l'octroi de mer. La liste de ces produits est déjà entre les mains de la Commission européenne.
Le rapport Hoarau a fait l'unanimité à Strasbourg au début du mois. Le 5 juillet dernier, le député européen Élie Hoarau a présenté son rapport sur les produits pouvant bénéficier d'une exonération ou d'une réduction de l'octroi de mer. Le rapport du Réunionnais a été adopté à une très large majorité : 652 voix pour, 15 contre et 4 abstentions. Un succès marquant la reconnaissance des spécificités des Régions ultrapériphériques (Rup) : « L'existence de handicaps permanents tels que l'insularité, l'éloignement des grands marchés, la faible superficie, le relief et le climat, la dépendance économique vis-à -vis d'un petit nombre de produits, contraignent le développement des Rup et justifient pleinement la mise en ?oeuvre de mesures adaptées, telles que les exonérations de l'octroi de mer pour l'ensemble des produits locaux » , a expliqué le Réunionnais dans son rapport.
Des arguments qui ont touché les députés européens puisque le Parlement autorise les quatre départements d'Outre-mer à bénéficier des exonérations de l'octroi de mer jusqu'au 1er juillet 2014 sur certains produits fabriqués dans les Dom. Élie Hoarau a aussi invité le Parlement européen à faire le nécessaire pour pérenniser « définitivement » ces exonérations pour que les Dom ne se retrouvent pas, tous les dix ans, dans une situation d'insécurité économique.
La Commission européenne se prononce tous les dix ans en faveur de ce dispositif mis en place 1992. L'actuel régime, voté en juillet 2004, arrive à terme en 2014. Par ailleurs, les députés valident l'ajout d'une cinquantaine de noms à la liste des produits pouvant bénéficier d'une exonération de la taxe de l'octroi de mer. Jusqu'alors, la Guyane était le département d'Outre-mer ayant le moins de produits inscrits sur cette liste qui ne compte que 43 noms. Selon Rémy-Louis Budoc, conseiller régional, la liste supplémentaire des cinquante produits a déjà été approuvée par le gouvernement et les instances techniques de l'Union européenne. « Elle doit désormais être validée par le conseil des ministres de la Commission européenne » , indique-t-il. Cette liste pourrait devenir une réalité avant la fin de cette année.
Source : France Guyane
Rémire-Montjoly, un canton-clé - Kerwin ALCIDE, France-Guyane, 15.03.2011
La présidence du Département dépendra fortement des résultats des élections sur ce canton. Avec le départ de Joseph Ho-ten-You, conseiller sortant, Alain Tien-Liongt perd un allié qu'il doit à tout prix remplacer.
Le canton de Rémire-Montjoly jouera un rôle primordial dans le troisième tour des cantonales qui verra l'élection du nouveau président. Et l'on sait trop bien que Guyane 73 et son chef de file Rodolphe Alexandre aimeraient priver Alain Tien-Liong d'un dernier « swi » à la tête du Département. En effet, sur les neuf cantons à renouveler, l'actuelle majorité voit cinq des siens remettre en jeu leur mandat. Et parmi les cinq, deux sortants ne se représentent pas, sur Saint-Georges et Rémire-Montjoly.
Dans ce dernier canton, les jeux sont néanmoins ouverts. Rodolphe Sorps, soutenu par Guyane 73, aura donc face à lui Claude Plénet, qu'il fréquente au conseil municipal de Rémire-Montjoly, tout comme Mylène Mazia (PSG).
Il y aura aussi Michel Pierre, qui porte les couleurs de Guyane Écologie-Les Verts, Victor Joseph, ancien du PSG, et Louis Lafontaine (Walwari). Ce dernier avait déjà siégé au Conseil général de 1994 à 2001.
DSJ franceguyane.fr 15.03.2011
Une grève qui fait suite au mouvement de début d'année (Archives)
En grève partielle depuis le 5 mars, les avocats du barreau de Guyane devaient se réunir en assemblée générale hier soir vers 20 heures.
Une réunion qui faisait suite à la rencontre le matin même du comité de suivi du barreau conduit par le bâtonnier Me Michel Quammie avec le président du tribunal de grande instance (TGI), Yves de França.
À 17 h 30, ce comité de suivi a rendu compte à l'Union de jeunes avocats à l'origine de ce mouvement des propositions faites. Mais c'est en assemblée générale que devait être décidée la poursuite ou l'arrêt du mouvement qui touche les permanences pénales, c'est-à -dire les comparutions immédiates, les audiences des mineurs, les permanences d'instruction et les gardes à vue. Un renfort au bureau d'aide juridictionnelle aurait été proposé mais le poste supplémentaire ne serait pas à plein temps. « Il a pourtant été constaté qu'il y avait 1 400 dossiers en souffrance. Il faudrait six mois à une personne à plein temps pour résorber ce retard » , souligne un jeune avocat.
Un de ses confrères révèle au passage qu'il a trois dossiers d'aide juridictionnelle en souffrance depuis trois ans alors que l'attestation de fin de mission (AFM) qui est remise à l'aide juridictionnelle pour un traitement doit être rédigée à l'issue de l'audience.
En conséquence, en attendant la décision des avocats, les comparutions immédiates d'hier après-midi ont été renvoyées à l'audience du 22 mai, avec pour certains prévenus leur maintien en détention.
Les sept maires se retirent du Ciasic
D.ST-J. France-Guyane 15.03.2011
Les grévistes ont accueilli la nouvelle avec sérénité hier (HG)Un tournant, hier, pour le Centre intercommunal d'action sociale de l'Ile de Cayenne : Les sept maires concernés ont décidé de se retirer, et le président du conseil d'administration a démissionné.
Les maires réunis hier matin ont « collégialement » décidé de lancer les démarches nécessaires pour « un retrait » du Ciasic. « Une décision difficile à prendre mais nécessaire » , souligne Marie-Laure Phinéra-Horth, premier magistrat de Cayenne, après la décision des sept maires concernés (Cayenne, Rémire-Montjoly, Matoury, Macouria, Roura, Régina et Monsinéry).
Dans un premier temps, chaque conseil municipal sera appelé à se prononcer sur cette décision. Pour Cayenne, la question pourrait être posée dès la semaine prochaine. « L'objectif est que toutes les municipalités se soient prononcées d'ici la fin du mois d'avril » , précise le maire de Cayenne. Ce n'est pas une surprise, la structure ne semblait plus apporter satisfaction et plusieurs maires avaient déjà annoncé leur décision. « Il fallait faire le ménage » , note Marie-Laure Phinéra-Horth, qui n'exclut pas qu'une autre organisation puisse naître au lendemain des prochains états généraux de l'intercommunalité sociale. Après le vote des conseils municipaux, le préfet sera saisi et nommera un administrateur.
À quelques mètres de la maison des maires où s'est tenue la réunion, les bureaux du Ciasic sont, depuis le 14 février, occupés par les grévistes. Une grève pour un élargissement des prestations destinées aux personnes âgées et de meilleures conditions de travail pour le personnel. L'annonce de ce désengagement est accueillie avec sérénité. « Nous avons obtenu de Mme le maire de Cayenne des garanties pour le maintien des emplois » , souligne Gaétan Tariaffe, responsable des collectivités territoriales au sein du syndicat UTG. Un redéploiement du personnel (86 personnes) dans les différents services sociaux des communes devrait se faire. Une réunion avec les sept maires est attendue afin de trouver un accord de sortie de conflit, notamment avec le paiement du mois de février.
« Les maires ont pris une décision. Moi, je n'ai plus rien à dire! » , répond pour sa part Christian Faubert, président « démissionnaire » du conseil d'administration. Hier matin, il a adressé sa lettre de démission du Sivu (qui régit le Ciasic) et du conseil d'administration au maire de Cayenne, pour « que les négociations (avec les grévistes) reprennent dans un climat serein et apaisé ».