Immobilier : vers un atterrissage en douceur (25/07/11)
Depuis le début de l'année apparaissent des signes de tassement du marché immobilier résidentiel mais ce marché devrait rester assez soutenu, selon une récente note de conjoncture du Crédit Agricole. "Les "fondamentaux" du marché immobilier français sont sains", indique la banque, et ils "vont continuer à jouer". Ainsi, la demande de logements reste solide et soutenue par des facteurs structurels (démographie favorable, préparation de la retraite, désir d'accession à la propriété, nombreuses incitations fiscales). "Il n'y a pas eu au cours des années récentes de comportements spéculatifs généralisés, à la différence de la période 1985-1991", expliquent encore les auteurs de l'étude. En outre, l'offre de logements, toujours insuffisante, permet un maintien des prix. Enfin, la politique d'octroi de crédit reste prudente, "ce qui a évité la formation d'une "bulle" de crédit, à la différence des pays anglo-saxons". On devrait donc assister à un atterrissage en douceur après la reprise perceptible depuis la fin 2009. La hausse des prix devrait être limitée à +4 % en 2011 et +2 % en 2012.
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Dans un entretien accordé au journal "Le Monde" (daté de dimanche-lundi), le ministre du Budget, François Baroin, indique que la première réunion avec les parlementaires concernant la préparation du budget 2012 s'était tenue la semaine dernière. A propos de la taxation des très hauts revenus, le ministre affirme clairement : "une chose est acquise : nous ne créerons pas de nouvelle tranche d'impôt sur le revenu". La taxation des très grosses rémunérations à la source (par le biais d'une majoration de l'impôt sur les sociétés) est une des pistes envisagées. François Baroin confirme un nouveau plan de réduction des niches fiscales pour 2012, de l'ordre de 3 milliards d'euros et garantit qu'il n'y aura pas de hausse de la contribution sociale généralisée (CSG).
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Loi GIRARDIN publiée au BOI 5 B-4-11 du 10 mars 2011 :
La limite applicable aux investissements réalisés en 2011 s’établit à 2 247 € par mètre carré de surface
Habitable, comme en 2010.
Cette limite s’applique quelle que soit la collectivité dans laquelle l’investissement est réalisé (départements d’outre-mer (DOM), Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, îles Wallis et Futuna et Terres australes et antarctiques françaises).
B. PLAFONDS DE LOYER
Pour les baux conclus en 2011 avec un nouveau locataire ou faisant l’objet en 2011 d’un renouvellement exprès, le loyer annuel par mètre carré de surface habitable, charges non comprises, ne doit pas excéder :
- 156 € dans les départements d’outre-mer, à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy et à Mayotte ;
- 196 € à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises.
Plafonds de ressources des locataires :
Pour les baux conclus en 2011, les plafonds annuels de ressources à prendre en compte pour l'application de la loi Girardin, sont eux aussi réévalués (+2,1% dans les DOM, St Martin etc, +1,82% en Polynésie Française, Nouvelle Calédonie….) et sont les suivants :
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Composition du foyer du locataire habitant         Dept d'outre mer
Personne seule                                                            29. 627 €
Couple                                                                          54.797 €
Personne seule ou Couple + 1 personne à charge 57.966 €
P.S. ou Couple + 2 personne à charge                     61.136 €
P.S. ou Couple + 3 personne à charge                    65.372 €
P.S. ou Couple + 4 personne à charge                    69.608 €
par personne à charge supplémentaire                     4.447 €
Loi de finance 2011 : fiscalité des particuliers
Fiscalité | 5 janvier 2011 | Les Echos
La loi de finances pour 2011 contient de nombreuses dispositions intéressant la fiscalité des particuliers.
Les mesures adoptées dans la loi de finances traduisent la volonté affichée par le gouvernement et le parlement de maîtriser les dépenses fiscales.
Les revenus du capital et du patrimoine
La fiscalité de certains revenus du capital, perçus ou réalisés à compter du 1er janvier 2011, est particulièrement touchée par la loi de finances. Ainsi, le taux du prélèvement forfaitaire libératoire passe de 18 à 19 % (sur les dividendes d'actions, de parts sociales et les produits de placements à revenu fixe tels que les obligations). La suppression du crédit d'impôt dont bénéficiaient les personnes recevant des dividendes a aussi été actée. Il était jusqu'alors plafonné à 115 ou 230 € selon la situation familiale du bénéficiaire. La suppression s’appliquera dès l’imposition des revenus de 2010.
La fiscalité se durcit également pour les gains de cessions de valeurs mobilières et de droits sociaux intervenus à compter du 1er janvier 2011 dont le taux d’imposition passe à 19 % (contre 18 % en 2010). Ces plus-values seront, en outre, taxées, à compter de la même date, dès le 1er euro de cession et non plus au-delà d'un seuil annuel d'imposition (25 380 euros en 2010).
Quant aux contrats d'assurance-vie, les produits du compartiment euro présents dans les contrats multi-supports seront imposés, en principe, à compter du 1er juillet 2011, aux prélèvements sociaux dès leur inscription en compte et non plus seulement lors du dénouement du contrat (décès, rachat).
Enfin, le taux global des prélèvements sociaux passe de 12,1 à 12,3 % sur les revenus du patrimoine (revenus fonciers, plus-values de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux…) et les produits de placements (revenus de placements à revenu fixe, plus-values immobilières…).
Le coup de rabot sur les niches fiscales
Le coup de rabot annoncé a bien eu lieu. En effet, une réduction globale de 10 % est pratiquée sur les avantages fiscaux inclus dans le champ du plafonnement global des niches fiscales, à l’exception de l’aide fiscale pour l’emploi d’un salarié à domicile, du crédit d’impôt au titre des frais de garde des jeunes enfants et de l’investissement locatif dans le logement social outre-mer.
Précision : une niche fiscale est un avantage fiscal (réduction d’impôt, crédit d’impôt, amortissement) accordé en contrepartie d’un investissement ou d’une prestation dont bénéficie le contribuable.
Si le secteur de l’immobilier est particulièrement visé avec, notamment, les réductions d’impôts « Scellier », « Malraux » et au titre de la location meublée non professionnelle, d’autres régimes sont concernés tels que les SOFICA et et les SOFIPECHE ou encore les fonds communs de placements dans l’innovation (FCPI) et les fonds d’investissements de proximité (FIP).
Les modalités de calcul de l’impôt sur le revenu
Autre augmentation de la charge fiscale des particuliers, la tranche d'imposition la plus élevée du barème progressif de l'impôt sur le revenu est relevée de 40 à 41 %. Quant au seuil du plafonnement global des niches fiscales, il vient à nouveau d’être réduit et est ainsi fixé, pour l’imposition des revenus 2011, à 18 000 € majorés de 6 % du montant du revenu imposable (contre 20 000 € et 8 % pour l’imposition des revenus 2010).
Concernant les époux et les partenaires liés par un pacs, qui étaient astreints au titre de l’année de mariage ou de conclusion du pacs à l’établissement de plusieurs déclarations à l’impôt sur le revenu, ils ne seront désormais soumis qu’à une seule déclaration. Les contribuables devant en principe réaliser une déclaration commune pour l’ensemble de leurs revenus de l’année. Mais ils peuvent tout de même opter pour une imposition distincte des revenus dont chacun a personnellement disposé au cours de l’année.
La loi de finances précise également les modalités d’imposition pour les contribuables séparés ou divorcés en cours d’année. Ces derniers sont désormais tenus de réaliser une imposition séparée pour toute l’année concernée.
Les mesures visant le secteur de l’immobilier
Le taux proportionnel applicable aux plus-values immobilières réalisées dans le cadre de la gestion du patrimoine privé est relevé de 3 points pour passer à 19%
En outre, pour encourager l’accession des ménages à la propriété, la loi de finances pour 2011 institue « un nouveau prêt à taux zéro renforcé » sans intérêts, destiné à remplacer notamment l’actuel prêt à taux zéro et le crédit d’impôt sur le revenu sur les intérêts d’emprunts.
Précision : les avantages des dispositifs supprimés continuent à s’appliquer pour les contribuables qui en bénéficient déjà .
Ce nouveau « prêt à taux zéro renforcé » bénéficie aux seuls primo-accédants, c'est-à -dire n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années qui précèdent l’émission de l’offre de prêt. Ce prêt doit, de plus, être souscrit en vue de financer l’acquisition avec ou sans travaux, ou la construction de la résidence principale des souscripteurs. L’octroi du prêt n’étant pas subordonné au respect de conditions de ressources de la part des personnes destinées à occuper le logement. Les conditions générales de ce prêt à taux zéro proposé par l’établissement prêteur dépendront d’un certain nombre de paramètres et notamment du coût total toutes taxes comprises de l’opération, de la localisation du logement, de son niveau de performance énergétique ainsi que du montant des ressources des personnes destinées à occuper le logement.
Enfin, la loi de finances pour 2011 ramène le taux du crédit d’impôt sur le revenu accordé au titre des dépenses d’équipements de panneaux photovoltaïques de 50 à 25 %. En revanche, les équipements permettant de générer de l’électricité à partir de l’énergie éolienne, hydraulique ou de biomasse (bois de feu, déchets verts) continuent de bénéficier du taux de 50 %.
À noter : le relèvement du taux d'imposition des plus-values mobilières, immobilières, du prélèvement forfaitaire libératoire et de la dernière tranche du barème de l'impôt sur le revenu, n’est pas intégré dans le calcul du droit à restitution au titre du bouclier fiscal.